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Larme blanche

Au milieu des courgettes, Li s’allonge et ressasse : Qu’ils sortent de sa tête ces légumes qu’elle ramasse. Les champs attendent, végètent, et rien ne les tracasse Car Li seule les inquiète, des fleurs le rire se casse.

Baiser, chanter, pleurer, dormir…

Rien ne sert qu’elle s’entête, si ce jeune homme l’efface. Qu’elle tente une reconquête, c’est lui qui a les as. De fumer il arrête. Li redoute à sa place Qu’outre de cigarettes, d’elle aussi il se passe.

Crier, danser, pleurer, mourir…

Rien ne sert qu’elle enquête, ils ne laissent pas de traces. Mais est sûre de son fait : de cette autre pétasse. Du printemps et des fêtes, elle peut croire qu’il se lasse. Et des baisers qu’elle prête, par d’autres il les remplace.

Rager, pleurer, vaquer et lire…

Les courgettes enfin prêtes, les cageots laissent place, Aux fleurs jaunes un peu blettes, et cette odeur tenace. Comme Li, tenace en fait, elle s’extrait de la nasse., Oublie ce faux prophète, elle a une autre classe.

Pleurer, pleurer, pleurer et rire.