Rien ne te sert de courir, tu finiras par pourrir
et ça gâte ton teint blanc
Tu te hâtes mais à quoi bon ? puisqu’enfin tu tournes en rond
et le diable est au volant

Doktor Lang mesure les seins de ses patientes
Et note les chiffres dans un tiroir

Ta mère, elle ronge son frein, elle remet tout au lendemain
et elle s’étiole à pas lents
Ta mère pleure de ne savoir, ni le sens de ton histoire
ni la teneur de tes plans

Doktor Lang monte à cheval tous les dimanches
Et sa cravache dort avec lui

Tu ferais mieux de quitter Evers, tu découvrirais d’autres mœurs
je connais quelqu’un à Milan
Les gens ici dévorent ta vie (broyer ton être les ravit)
comme les porcs le font des glands

Doktor Lang mange du vinaigre, boit du citron à chaque repas
Et chaque acide est un délice