Je tue des bêtes
Par gael le mardi, 10 novembre 2009, 14:11 - textes - Lien permanent
Le grillon.
Sur la grande pelouse. D’abord tu l’entends.
Le trou est là. Eau, feu, fumée…
Tu peux souvent l’avoir vivant.
Mets le dans une boîte, joue avec longtemps.
Les chats perdus.
Il y en a toujours, ils ont pas de chez eux.
Les punks font ça, ont des seringues.
Remplies d’éther, ils piquent le chat.
Zigzague sur vingt mètres, crève dans un buisson.
Les mouches, facile,
Après le printemps, c’est le bon moment.
Elles t’agacent, les grosses, c’est mieux.
Ne la tue pas, ne l’abîme pas.
Une aile après l’autre, et chacune des pattes.
Le poisson,
Rouge comme une saucisse, on le baptise Strasbourg,
On s’est battus, on l’a enfin.
Dans le bocal, on le nourrit trop
De paillettes puantes ; il crève de surbouffer.
Le passereau,
Comme Mao l’a dit, on tue des oiseaux.
A la campagne, c’est mon cousin.
Une carabine qu’il tient en main.
Paf, l’oiseau tombe, juste sur ma botte.
La souris.
Depuis qu’on en parle, il faut qu’on agisse.
Mon père a mis de la mort aux rats.
J’attends longtemps, chaque jour, je guette.
Rentré de vacances, la cave pue la mort.