Aucune sonnerie ne vous réveille ? Dormir vous est un nirvana ?
C’est qu’à la cheville de mon sommeil, Se hisse votre amour pour vos draps.
Moi, c’est Aneke qui m’en tire, De mes rêves, cette nuit-là.
Trois heures du matin, le martyre, Enfilons nos fringues de combat

Manger un bout, de son gruyère ? Ou d’une manière de salami ?
De l’appétit, je n’en ai guère, A cette heure-là, ma bonne amie.
Je prends un café, faut conduire : Le laboratoire est distant,
En route, je tente de la séduire, Il faut bien faire passer le temps.

Devant les grilles, on nous attend, D’autres se sont levés aux aurores.
Le chef déroule pour nous le plan : Mon rôle est grand, je suis d’accord.
Tous sont vêtus de capuches sombres, Je ne comprends rien quand ils chuchotent.
Dans les couloirs, comme autant d’ombres, Nos mines rappellent le Don Quichotte.

Enfin les visons sont en vue,
Le calme entoure nos derniers pas.
On entendrait rêver les mouches,
Puis un costaud brise les cadenas.

Mais c’est un concert imprévu,
Du genre d’ampleur qu’on n’attend pas,
Les torches sans doute les effarouchent,
Ils claironnent genre Copacabana.

En une seconde, on passe en revue,
Les solutions pour ce faux-pas…
Mais on admet, effet d’une douche,
Qu’il faut laisser les visons là.