Merde à la nuit
Par gael le mardi, 10 novembre 2009, 14:09 - textes - Lien permanent
Merde à la nuit
Qui grossit quand on gèle
Et nous lie à Auschwitz
Et nous largue à New York
Merde à la nuit
Qui nous trouve solitaires
Et guide nos pas anxieux
Vers l’assemblée factice
Merde à la nuit
Où une idée est belle
Parce que l’alcool l’habille,
La fatigue la grandit
Merde à la nuit
Quand la pluie n’est que froide
Et les rues bleues d’Evers
Où court un sommeil dense
Merde à la nuit
Qu’une seule ronde anime
Celle de la police
Et sa mélodie triste.
Merde à la nuit
Quand le ministre dîne
Et le dentiste dort
Heureux chacun du sort
Merde à la nuit
Où les chattes sont toutes grises
Et qui prend à la vie
Les heures les plus propices
Merde à la nuit
Qui finit par durer
Et par tout engloutir
Comme l’ancre au fond d’un port