qui a bien pu tuer ces chiens ?
c’est un salaud, c’est pas humain.
faut pas compter sur la police,
il nous faut monter une milice

la rancoeur fermentée, la fureur remplit l’air
et s’est échafaudée la « tempête du désert »

le bâtard rit, jouit de son vice,
Sultan est mort, un long supplice,
où c’est qu’il est ? il a la trouille,
si moi j’le trouve, j’lui coupe les couilles,

la vengeance qui soulage, c’est « tempête du désert »,
car ici tous enragent, leur survie est amère.

comme un démon, ce lâche nous souille
comme des déments, menons les fouilles
et en fin de course, but du rallye,
on tranche ses bourses comme hallali !

de toutes les perversions, sa folie est la mère,
un homme sans religion, dit le prêtre dans sa chaire

il y a ce type, prénom Ali,
et son équipe, tous du Mali,
sourient bêtement, s‘foutent de notre gueule
de petits blancs, qu’est-ce qu’il nous veulent ?

quiconque rencontrera la « tempête du désert »
amer il regrettera, les jupes de sa mère

ah, c’est un lâche, il est bien veule,
il rira moins dans son linceul
car à quoi bon le règne humain ?
j’préfère mes poules à mon prochain.